Pieces of me...
Look to the past and remember and smile, and maybe tonight I can breathe for awhile.

Toujours à courir derrière une happy end qui n’arrivera jamais, coincé dans l’entracte entre deux scènes, trop de choses à (te) dire, et c’était pas dans le script. Cette impression de trop, déjà tout vécu et juste envie de t’avoir une fois pour mourir dans tes bras. Rien à voir après, générique. On rembobine la cassette et ça fera une jolie histoire sur l’étagère du salon. Mais la vie c’est certainement pas ça. On peut pas décider de tout arrêter. Le rôle qu’on adopte ne peut pas nous quitter à l’envie et l’on est obligé de se supporter pendant des années, encore et encore parce qu’au final il n’y a plus grand chose à faire. Pourquoi tant de films géniaux ont des suites tellement péraves ? Je crois que le problème est là. Je ne suis pas qualifié pour être le héros d’une série à succès, et ma vie ne sera jamais l’objet d’un film mémorable que tout le monde connaîtra. Sujet du pilote d’une série qui ne sera pas validé, on m’enverra sur la touche parce que je ne sais pas trouver un rôle assez important pour passer sur la chaîne de la vie.

L’envie de croire que ce serait mieux ailleurs, avec toi, la vérité c’est que peu de choses pourront surpasser ce que j’ai vécu avant. Sentiment éphémère qui revient souvent, c’est sûrement faux et mon entourage sera le premier à me le dire. Mais c’est ainsi que je le ressent. Passer de l’amour passionné à l’amitié sans conditions. Et aujourd’hui, plus grand chose de nouveau. J’aurais aimé te dire que c’était ça, que je ne voulais que toi. Que je n’aurais aimé que toi même si demain j’aurais eu un nouveau coup de foudre. Parce qu’à force de tomber amoureux, le mot n’a plus d’importance, et encore et encore, il n’y a que ces moments, ces instants privilégiés que je partage avec telle ou telle non-conquête du jour. Non-conquête parce que ça s’arrête là. Avant, il n’y avait rien, après il n’y aura rien de plus. Juste cette envie de franchir une barrière qui, bien qu’invisible, est trop difficile à franchir au final pour moi et mon sentimentalisme de mes couilles. J’aurais juste voulu t’embrasser, même si j’étais raide et que toi aussi, même si après ça n’aurait eu aucune importance, mais aujourd’hui tout ça c’est fini, j’aimerais juste que l’on s’en souvienne et que ça me serve de leçon pour la suite : aller au bout de ses idées, c’est pas facile mais c’est un but à atteindre.

Personne à qui dévoiler mes sentiments parce qu’au fond, chacun d’eux est éphémère, et je me retrouve à balancer mes poèmes à la gueule d’une femme imaginaire qui ne viendra jamais. Parce que toutes les musiques me rappellent toi et que tu porte tout les prénoms des chansons romantiques que je peux écouter. Mais tu ne viendra pas, pas plus demain que le jour d’avant. J’aimerais juste dire « je t’aime » à quelqu’un qui aimerait l’entendre. Pas si facile à trouver, juste que tu me manque mais que je ne sais même pas qui tu es, qu’au fond tu t’en tape sûrement mais que je te veux trop pour pouvoir te lâcher. Parce que tu adopte trop de visages pour que je puisse me décider, parce que de toute façon, celui que je choisirai me tirera sans doute toujours la langue. Parce qu’arriver à ses 18 ans sans être foutu d’aborder une fille, ça craint.

I think I’m fallin’ asleep but then all that it means is i’ll always be dreaming of you.

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