August 21, 2008
When my mind is numb playing tricks on me and the world is crashing, I think about it.
Un été de plus, une rentrée qui se rapproche, une rentrée encore mal faite parce que pa préparée, une rentrée qui sera difficile parce que le nombre de raisons qui me faisaient m’y plaire diminue de jour en jour pour des motifs divers et variés allant du bac à l’armée. Plus que jamais, l’impression de courir après des chimères qui, de toute évidence, ne me courront pas après car trop loin, trop occupée à d’autres choses. Je les trouvais irremplaçable, mais il faudra sans doute s’y faire, les temps changent, les gens aussi.
Des doutes qui se précisent, avec un avis sur le sujet qui oscille selon les jours, l’humeur. Dans un an, ça fera 9 ans que j’habite ici. Un bail au propre comme au figuré. Ce sera alors le moment de prendre un nouveau départ. Je serais alors majeur et libre de choisir de suivre ou non le cocon familial dans son envol papillonaire vers un ailleurs plein de promesses intenables. Dans les deux cas, j’y perdrais sans doute beaucoup. Le temps passe trop vite, et d’un an à demain, il n’y a qu’un pas avant que les valises soient faites pour le grand départ, bien trop, bien trop peu, le temps nous fera toujours défaut, que ce soit lorsqu’il file à toute vitesse jaloux de notre bonheur ou quand il ralentit en jubilant de nous voir agoniser dans la souffrance et l’ennui. En un mot, le temps, c’est un connard, mais il aura ma peau bien avant de voir apparaître ses premières rides, je le sais bien, on le sait tous.
Et moi et moi et moi, moi et mon putain de lunatisme, ma paresse légendaire, mon égoïsme de connard et tout ce qui fait que je suis un mec vraiment pas aimable (dans le sens “qu’on peut aimer”). Le même qui se plaint de se retrouver parfois seul face à des problèmes trop gros pour lui. Pas facile d’être moi, mais là encore, j’devrais sûrement fermer ma gueule, vu que, je le sais bien, vous ne devez pas être forcément enviable non plus. Les autres ont toujours l’air plus heureux, plus à l’aise et tellement mieux intégré dans notre monde. Je déteste les autres.
Un jour, je le sais, je me pardonnerai tout ce que je me suis fait, ce que j’ai fais aux autres et les conneries que j’ai pu dire. En attendant, j’en suis toujours au même point, toujours dans le même état depuis un an : je m’en veux d’être moi. En espérant que ça change un jour, c’est pas forcément difficile, il suffit d’y croire.
When it’s said and done, plan the great escape, want to see the ocean…
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