Quelle longue journée. Tu parle, le CAVL… Pas étonnant que personne connaisse et n’en parle vu comme les réunions sont passionnantes. Ça discute et ça fait rien. Quatre heures le cul sur une chaise à écouter les autres parler. Boarf, ça fait toujours péter les cours, juste que. Mention spéciale pour celui-qui-voyait-le-ministre-le-mercredi, en voilà un qu’avait bien l’air de péter plus haut que son cul. Mouarf. Notons par ailleurs que y’a des lycées où on bouffe pire qu’à la Haute. Si si, ça existe. Ça s’appelle Lafayette. M’enfin, le cuistot est sympa, sans lui on en aurait chié à trouver l’entrée vu que, en bon dégourdis que nous sommes, nous n’avons pas été foutu de rentrer comme tout le monde et avons emprunté “l’entrée des artistes”.
Demain c’est le week-end. Youplaboum. Nan enfin, je sais pas. Là je suis assez fatigué, et ça m’inspire pas grand chose. Alors je pense. À ma vie, ces derniers mois, ceux d’avant, ceux qui suivront, à elle et lui, eux et un peu tout le monde en général. À moi. J’aimerais bien pouvoir prendre un jour la place d’une autre personne qui me rencontrerait. Histoire de voir quel effet ça fait de me croiser. Quelle impression je donne, comment on me trouve, l’avis qu’on se fait.
Ou pas.
J’aurais envie d’être avec quelqu’un, ou d’être seul. Peut être, de tout perdre pour mieux repartir (encore ?). Nan, je rêve juste que là, demain, après demain, on m’annonce que j’ai une putain de maladie incurable qui, sans effets secondaires, me conduira à une mort certaine dans un an et un jour. Pouvoir enfin appliquer vraiment le bon vieux “Carpe Diem” dont j’ai souvent fait l’apologie. Allez voir ce(ux) que je veux voir,dire ce que j’ai à dire, une happy end quoi. J’ai pas vraiment envie de faire de vieux os. Au delà de la cinquantaine ça a l’air chiant : le corps commence à ne plus suivre et, pour les malchanceux, c’est le début des ennuis dans le dedans de la tête. Peut être qu’un jour je serais convaincu que la vieillesse a ses avantages, là tout de suite, ça m’apparaît comme un mythe.
C’est vrai que c’est con hein ? On passe son enfance à vouloir grandir et le reste à avoir peur de vieillir. Et au final on raconte à qui veut bien l’entendre qu’on est très bien dans sa retraite à caresser le chat et parler aux plantes à longueur de journée. Mouais, je reste sceptique quand même. Le plus torturant étant de ne pas avoir d’avenir tracé quand même. Je sais toujours pas quoi faire pour sauver ma peau… Fais ce que dois, advienne que pourra.
(J’avais une folle envie de faire un clin d’oeil à quelqu’un ici, mais j’vais m’abstenir finalement, j’trouve plus mes mots.)
I wanna share my world with you.