February 17, 2008
J’voulais trouver l’amour, j’y ai pensé mais j’aurais peur de l’perdre.
Déception. Dommage. Une prochaine fois, peut être, ou pas. Ou pas, sûrement. La vérité, c’est que j’suis bon à rien. Que ça me saoule. Que si Kév avait pas été là je serais sûrement en train de cuver pour oublier, pour comater. Mes vieilles dépendances me rattrapent, de plus en plus proches, est-ce que je m’en suis réelement sorti ? J’espère. Pas sûr.
Bonjour, j’m’appelle Simon, j’suis alcoolique. Parce qu’à une époque je cuvais tout les matins, juste après mon bol de lait, et que sans ça je pouvais pas démarrer ma journée. Parce que j’ai fini par m’en sortir. Je fume aussi. Trop. Pas que du tabac, de plus en plus souvent. Mes yeux se ferment, mon cerveau s’envole, mais ça n’a plus rien de nouveau. J’aimerais juste une nouvelle drogue pour me faire oublier tout ça. Le remède universel pour renvoyer tout ça en arrière, pour oublier que je me voile les yeux à coup de substances (il)licites.
Je pensais avoir trouvé mon remède. Apparemment, faudra revoir ma copie. C’est loin d’être encore ça, j’arrive vraiment à rien, même avec toute la volonté du monde. Je suis faible, trop faible pour faire ce que je voudrais. Trop faible pour me contrôler quand je promet de pas trop boire en soirée. Trop faible quand je (me) promet de. Et ça m’énerve, y’a des jours où j’aurais envie de m’tirer une balle si mes potes n’étaient pas là pour me remonter l’moral. Mention spéciale pour Kévkév et tous les autres de la Haut’. Ceux avec qui je délire trop souvent, avec qui je part en fou-rire sur tout et n’importe quoi.
Vous être mes héros en fait. Vous me sauvez la vie à longueur de journée, mais sans vraiment le savoir. Je suis peut être vraiment heureux, peut être juste en sursis. Qui sait combien de temps ça durera. C’est dans les moments comme celui-ci, où j’aperçois au loin la fin de mon sourire, que je me demande vraiment, vraiment, combien de temps ça va durer ? Combien de temps je pourrais durer comme ça ?
Je sais pas faire grand chose. Mes notes sont au plus bas, je sais rien faire de mes dix doigts, je tiens pas l’alcool, je sais même pas rouler un pét’ correctement. Et parlons pas côté femelles… Le bide total. Est-ce que j’ai un avenir ? Mes potes me font croire que oui, et j’aimerais leur donner raison, mais la réalité est à miles lieues des rêves que l’ont fait ensemble. Je ne pourrais pas rester déchiré ma vie entière, hélas.
C’est pas que ça me plaise spécialement, c’est qu’en fin de compte, c’est pas si facile d’y arriver. Je découvre, encore et encore, et je m’aperçois que c’est de moins en moins facile. Que pour y arriver, faut être le meilleur, que sinon on finit SMICard, et on reste toute sa vie entre quatre murs, dans un deux pièces défraîchi où rien ne peut se faire. Je ne suis pas exceptionnel, personne n’est exceptionnel. Tout le monde est exceptionnel. Enfin.
Je n’aurais pas la vie plus facile que mes vieux, et je ne gagnerai pas l’euromillions comme eux ne l’ont pas gagné avant moi. Ma vie ne sera pas faite de oisiveté, et un jour ou l’autre, il faudra s’y mettre. Du mal à y croire, j’ai toujours, toujours trop rêvé, divagué dans ma tête, et je me dis qu’au final… Rien.
Je suis qu’un gosse comme les autres, qui rêve de trouver une place dans un monde où il se sent perdu. Qui se croit fixé dans un univers en perpétuel mouvement. J’aimerais juste, juste me poser et parler avec toi, t’expliquer ma conception des choses et écouter la tienne. J’y peux rien si tu me passionne, comment je peux faire pour arrêter maintenant ? La machine est lancée, c’est trop tard, j’ai besoin de toi, même si ça paraît impossible comme à chaque fois que j’ai voulu quelqu’un.
Avis d’tempête, j’ai les symptomes du coeur de pierre.
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