Pieces of me...
Embrasse-moi dessus bord, viens mon ange, retracer le ciel…

Le soleil est revenu, figurez vous que ça fait un bien fou au moral. Parce qu’on délire trop et que y’en a encore qui sont rentrés bourrés mercredi. Pour une fois que c’était pas moi. Une aprèm de oufs, pour changer… Sauf que cette fois, je m’en souviens nettement, et ça fait quand même une sacrée différence.

Entre les jeux de piste dans l’internat, les délires en -ix, les histoires de marmottes et les graffitis sur les tables en études, on s’ennuie pas à la Haut’ finalement. Peut être qu’entre deux heures de cours, j’ai trouvé une nouvelle raison de me bouger. Peu importe au fond, ou pas. J’ai juste l’impression d’avoir trouvé ma place, après tout ce temps à la chercher. C’est plus une crise d’identité, peut être une fin de crise d’ado, un truc dans le genre, mais ça, c’est les psys qui en parlent le mieux. Moi je le vis, et peu importe comment ça s’appelle, ces temps-ci, c’est génial.

Malgré ça, plus j’avance plus je vois que le monde souffre. Parce que j’ai vu mon pote se taillader le bras en cours d’étude et parce que je faisais de même il y a à peine un an. Parce que tout n’est pas si rose qu’on veut nous le faire croire, que je voudrais le croire. Mais il faut sans doute ranger ça dans un coin, pleurer un bon coup sur ce qui nous blesse, et ranger les mauvais souvenirs dans un tiroir pour ne garder que les bons. Aucune blessure n’est incurable.

Puis, au milieu de tout ça, quand je me pose, que je ne suis pas en train de raconter des conneries dans des délires de tarés, que je fume ma clope seul, je me rends compte qu’il ne me manque presque rien. Que j’ai presque tout. Vois-tu, quelque part, je te cherche encore, ou bien je t’ai déjà trouvé. L’avenir nous le dira, kiss me goodbye.

J’irais crucifier ton corps, pourrais-je dépunaiser tes ailes ?

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