Pieces of me...
Je me plais ici pourtant.

Porté par les notes, ça va, ça vient, en avant comme en arrière, avance et recule au rythme de la musique qui me berce. S’occuper et lutter contre le sommeil. Pas beaucoup bu pourtant, nan, juste fatigué… Allez directement au dimanche sans passer par la case sommeil. C’était ça ou la panne d’oreiller du lundi. Ma foi.

Je me suis levé un jour et j’ai eu envie de voir les choses autrement. Peut être, de les voir tout court. De m’éveiller à ce qui m’entoure, de percer ma bulle d’un doigt déterminé à ne pas crever enfermé.

Peut être, j’attendais peut être quelque chose de cette journée. J’en sais rien en fait. Quoiqu’il en soit, ça n’est pas arrivé, ce qui règle la question. J’ai fais quoi de ma journée ? J’ai matté un film, des sitcoms bidons (dans le bon sens du terme), bidouillé ce qui sera peut être une énième version de mon bloug… puis j’ai attendu. J’ai mis de la musique, parce qu’on m’avait demandé de mettre cette musique. Je l’ai mise et j’ai attendu. Rien.

La bulle explose, les couleurs éclatent. Tout n’est pas perdu comme je le croyais. Le monde est encore récupérable, de toute façon je ne peux pas, je ne veux pas le sauver. Juste vivre dedans et profiter de ce qu’il y reste de bon avant que tout pète dans le néan de nos existences.

Une sirène qui retentit au loin, est-ce juste un autre vieux qui décède dans mon bled, ou bien quelque chose de plus grave ? Je n’en saurais sans doute rien. Le monde pourrait claquer sous mes pieds que je ne m’en rendrais sûrement pas compte. C’est assez incroyable quand on y pense, ça. Le monde, la vie, tout ce qu’il y a dessus, résultat de l’explosion d’un nuage de poussière dans le vide intersidéral.

Peut être que je me suis vraiment libéré, peut être que je suis juste dans une bulle plus grande qu’il me faudra percer aussi quand le jour viendra. Peut être que j’y restera pour toujours. Peut être pas. Peut être que c’est normal, sans doute qu’on est tous passé par là. L’ennui avec nos bulles, c’est qu’on se les crée pour se protéger, mais c’est à double tranchant. Elles arrêtent tout ce qui veut nous atteindre, les bonnes comme les mauvaises choses. Et c’est ça le piège.

L’attente n’aura peut être pas été vaine finalement. Je continue à découvrir les surprises de ma bulle alcoolisée, décadente et complétement foireuse avant, peut être, de passer dans une autre. Personne ne peut prédire ce que j’y trouverai. Mais je le sens bien, de mieux en mieux jour après jour. C’est juste un brin de morceau de mon existence, ça durera un temps et faut juste que j’en profite.

Ailleurs est un asile aussi important…

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