Pieces of me...
If you believe it’s in my soul…

Plus qu’une semaine avant les vacances. Et peut être plus, peut être pas. Peut être que j’ai trop d’espoir, que j’y crois trop. Peut être pas. J’aimerais bien, quand même, vu comme ça, du fin fond de mon imagination, dans les neurones à moitié mortes de mon cerveau nevrosé, ça a l’air bien.

Parce que, faut bien le dire, il y a parfois des choses dont on voudrait se défaire sans jamais vraiment y arriver. Les substitus sont là, mais ça ne dure qu’un temps, et à quoi bon être entouré de potes si on a pas… Hm. Une copine ? Remarquez que l’inverse est vrai aussi, j’en ai déjà fait l’expérience. Faut savoir faire un bon compromis j’imagine. J’y arriverai peut être un jour, ou pas.

Le beau temps commence à reviendre et on fume la clope d’après repas sous le solei, ça change de la pluie/neige/gel/brouillard (rayez la mention inutile), et c’est pas plus mal. L’année scolaire sera vite passée, trop vite passée, ou pas. L’été reviendra et on remettra ça, encore et encore. Ça ? Ouais. La fête, les deux cuites par semaine et vas-y que je sais plus marcher droit. Les potes, les filles. Tout ce qu’il faut quoi.

Ça me donne envie de partir. Pour mieux rester, redécouvrir le monde qui m’entoure, je sais pas, peut être juste grimper en haut de la colline qui surplombe mon patelin ? C’est sûrement bête, mais je ne l’ai jamais fait. Il y a sûrement une jolie vue de là haut. Faire un pic-nique, plonger dans la cascade, se fendre la poire avec des potes, vider verre sur verre, se prendre chute sur chute et s’endormir avec le plafond qui tourne. La trouver, la séduire, peut être, je sais pas, l’embrasser ? Fusionner les corps et peut être plus encore. Je veux que mon été soit fait de ça, de tout ça.

Voir les gens que j’aime. La famille, serrer ma tante dans mes bras, peut être, lui dire que je suis désolé, j’y suis jamais arrivé non plus. Dire à tout le monde que je vais bien, que je vais mieux. Que si j’y arrive, ils peuvent tous y arriver. Faisont fi du passé tous ensemble, bâtissons un meilleur demain ou, du moins, activons nous pour un joli présent. Oui mais, c’est pas si simple à dire. L’amour ne se dit qu’à demi-mot et ne franchi que difficilement le seuil de mes lèvres. Quel qu’il soit, - familial, amical, amoureux -l’amour ne s’exprime pas si facilement.

C’est un cas classique je suppose, peut être, une sécheresse orale mue par un indicible sentiment qui fait que tout va bien (ou pas). Et ça continuera, comme ça, encore et encore… Et encore d’ailleurs. Figurez vous que je suis bon à rien. Con comme un manche et tellement doué de mes dix doigts que j’suis pas foutu de tracer un trait droit avec une règle. Mais ça, - faire la fête, m’éclater, dire des conneries, me marrer, aimer -, c’est tout ce que je sais faire. Alors, je vais continuer, hein ? T’en pense quoi toi ?

I’m better off on my own.

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