Pieces of me...
Est-ce que si on l’avait fait..?

Simplement fatigué. La soirée n’aura pas été mémorable. Elle ne me laisse aucun souvenir si ce n’est celui d’un profond ennui sur le début, et un profond amusement sur la fin. Je plonge, je remonte, mon humeur aimerait bien se fixer, sans vraiment y arriver. J’ai quelque peu repris confiance en ce qu’il y avait autour de moi quand elle est venu me sortir de ma contemplation silencieuse pour me remettre dans le rythme d’une chanson du siècle dernier que crachaient une sono dont les basses saturaient horriblement. Je ne la conaissais pas - la fille, pas la musique, - mais elle m’avait sorti quelque chose que j’aurai pu dire si j’avais été d’une meilleure humeur. Qu’on était pas là pour déprimer dans son coin, qu’il fallait s’amuser etc. Ce discours m’a paru extremement creux sur le début, mais je n’ai pas vraiment pu m’empêcher de la suivre jusqu’au coeur de la musique, et c’est là que mon humeur a basculé. Eclats de rires. Tout va mieux dans mon esprit. Elle s’en ai ensuite retournée faire la fête à son copain à elle, ce qui m’a amené à tirer deux conclusions : primo, je ne l’aurais pas - même si, en toute hônneteté, l’idée ne m’avait pas (encore) traversé l’esprit à ce moment là, - et secondo, elle avait agit de manière totalement désintéressé.

Mon amusement interne s’est alors transformé en une vague d’admiration : cette femme - femme plus que fille, à y regarder de près, elle devait avoir une bonne vingtaine d’anné. Cette femme donc, venait de faire pour moi et sans rien attendre en retour ce que je n’avais jamais réussi à faire, pour deux raisons toutes simples :

  • Je vais pas voir des inconnus en étant désintéressé en général.
  • Je ne vais pas voir des inconnues en étant désinteressé en général.
  • Je ne vais pas voir d’inconnues tout court, à part pour leur demander du feu.

Bien que pas timide pour deux sous lorsqu’il s’agit de, je sais pas moi, chanter en public une chanson faisant l’apologie de substances illicites, déclamer un monologue dans une pièce de théâtre ou encore discourir devant les trois quarts du lycée pour les pousser à la rebéllion, bref, n’étant pas d’un naturel timide, je perds pourtant tout mes moyens dès qu’il s’agit d’aller aborder un individu du sexe opposé qui plait à mes phéromones.

J’ai dû me dévelloper à l’envers sur ce point là : la masse ne me fait pas peur, je me fiche de ce que la masse pense de moi. En revanche, m’appercevoir qu’une personne - en dehors de la masse - à qui j’accorde une quelconque importance me reproche quelque chose m’est insupportable. La logique voudrait plutôt l’inverse, puisqu’il est plus facile de remplacer un individu en allant en piocher un autre dans la masse que l’inverse - dur dur en effet d’aller piocher une autre masse dans un individu.

Tout ça pour dire que j’ai pas de succès avec les filles. Ça en valait la peine hein :-D ?

Je ne résiste plus, j’ai vu dans ton regard des remords disparus, je rentre, il est trop tard.

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