December 17, 2007
La tête en bas c’était pas des paroles en l’air…
Et si je vivais les meilleurs moments de ma vie ? Si ce n’était pas fait pour durer ? Imagine un peu, si tout s’arrêtais demain… On aurait plus qu’à remballer les bouteilles, ramasser les trois ou quatres fêtards qui dorment dans un coin et renvoyer tout ce beau monde à la maison. Si tout s’arrêtait, peut être que j’en créverai… Ou que je m’en réjouirai ? Va savoir ce qu’on attend de la vie quand elle nous offre la liberté.
Ça continuera, encore et encore parce qu’on ne sait faire que ça. Une fête le vendredi, le samedi, le mercredi pour la forme, même qu’on va remettre ça jeudi, parce que je suis né qu’une fois dans l’année, que c’était y’a 17 ans et que, putain, ça se fête quoi.
Je peux pas dire qu’il n’y a pas de regrets, mais ils s’effacent dans la mémoire du temps, personne ne s’en souviendra demain. Ouais, bon, on finit parfois la tête dans l’chiotte, c’est des choses qui arrivent, et ceux à qui ça arrive reviendront la semaine d’après, la suivante, et la suivante, bis repetita jusqu’à la fin. De 7 à 77 ans on est là pour faire la fête. Passé ce stade, soit on aura réussi à en mourir, soit on fera le pilier parce que, bon, le dancefloor, c’est plus de notre âge. Rien ne nous arrêtera. Nous sommes les dignes héritiers d’un art qui se transmet de générations en générations, de père en fils, de mère en fille, de parent adoptif à enfant adoptif, et de manière générale, de tout le monde à tout le monde.
Passé 1h du mat’, sûre qu’on commence à avoir la voix pâteuse et qu’on articule plus très bien. Communication rompue ? Sûrement pas, le langage de la vodka est universel. Dans n’importe quel coin de cette foutue planète, jamais personnes ne refusera un apéro pour peu que les boissons soient fraîches.
Et c’est ainsi chez nous et c’est pareil ailleurs, tout ce que ce vilain monde a fait de meilleur, se trouvait là juste pour le plaisir, ce jour là je peux dire qu’on s’est fait plaisir.
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