May 12, 2009
→ Déménagement
Plus rien à voir ici. Pieces of me… passe sous Wordpress, suivez l’guide ;) .
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Vive la mort, Yvan Francis “Chaval” Le Louarn
Écrire, juste pour la beauté des mots, pour le plaisir du texte accompli, atteindre la prose ultime, celle qui fait plaisir quand on s’aperçoit qu’elle réussit à exprimer exactement le sentiment que l’on voulait transmettre. L’écriture est un moyen, pas une fin. Perdu la liberté de mes actes, il ne me reste que ce texte pour dire au monde comment ça se passe. Toujours la même rengaine, les vacances qui arrivent, et qui repartiront. L’ennui, encore et toujours. Se faire des petites joies pour rien et au final retomber en léthargie totale. Le cul vissé sur ma chaise, mon cœur en panne attend depuis trois ans qu’on le remorque.
Trop lucide pour penser que le problème vient des autres, trop faignant pour arranger ça. Se contenter du minimum parce que le maximum n’est beau qu’en rêve. Les sommets sont beaux tant qu’ils restent loin. Attendre que le problème qui me poussera à l’action survienne, tout en sachant que j’ai déjà les pieds dedans. Chercher encore et encore une solution tout en n’ayant pas le courage de s’y investir. Écoeurante passivité. Je saurais toujours me contenter du minimum, faire comme si ça ne me dérangeait pas. Me contenter d’atteindre le plus haut dans mes rêves puis rouvrir les yeux et m’apitoyer encore et encore sur mon sort, pauvre victime que je suis.
Mon problème c’est de ne pas vouloir être moyen. Je ne supporte que les extrêmes. Mes humeurs sont extrêmes, mes actes le sont tout autant. Le HLM ou la villa, sûrement pas le pavillon de banlieue. L’excellence ou la décadence, point. Pas de juste milieu. Alors je feins l’incompréhension, l’énervement face à tous ces gens qui ont raison dans l’idée mais qui m’écoeurent par leur appartenance à la moyenne que je fuis. Désespérément aucune solution jusqu’à mon prochain changement de mentalité.
Et ce manque d’humanité qui me dégoûte jour après jour. Faire l’analyse de faits sans aucune émotion. Établir des jugements dénués de sens sur la neutralité de tout. Ne plus être capable de réellement s’attacher car convaincu que chaque personne a au moins autant de mauvais que de bon. Cette fuite des gestes normaux de gens moyens que je jalouse intensément tout en refusant de l’admettre à part ici, dans ces lignes neutres où je psychanalyse mes propres émotions tout en sachant que ça ne les fera pas partir. Connaître exactement le problème et sa solution, et rester là à attendre que quelqu’un d’autre la trouve et l’applique parce que je n’en suis pas capable.
Avoir envie de s’attacher, la peur du rejet, la peur de la souffrance ultérieure. La peur de tout, de la vie et des gens autour. La bulle qui se dresse de plus en plus haut, de plus en plus étroite. Le confinement de soi-même, être son propre prisonnier et trouver ça normal d’avoir jeté au loin les clés de ses propres chaînes. Je finirais peut-être par achever le processus, par l’excellence de ma réussite ou la décadence de mes adieux à ce monde. Ce qui, quoi qu’il en soit, sera toujours mieux que la passivité actuelle dans laquelle je m’enferme.
Someday I`ll learn to love these scars.
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La vidéo la plus débile du monde - The world most stupid video
1 year ago - comments - 1 note